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Luc BERILLE en
Visite dans la Marne le 13 Juin
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Luc BERILLE en
Visite dans la Marne le 13 Juin
Si, en protestation aux déclarations du président jeudi dernier à Orléans,
presque tous les tribunaux français ont voté le renvoi des audiences, les magistrats ne pourront pas compter sur tous les policers, jeudi.
Dès vendredi, certains syndicats se sont élevés contre les
"dysfonctionnements graves des services de police et de justice" dénoncés par Nicolas Sarkozy dans le suivi du dossier du meurtrier présumé de
Laëtitia.
Mercredi, à la veille d'un mouvement qui s'annonce chaque jour un peu plus important, qu'en est-il du positionnement des policiers ?
POUR
Le Snop -unsa, syndicat national majoritaire des officiers de police, sera aux côtés des magistrats jeudi. Lundi, il a annoncé sa
participation aux rassemblements organisés par l'USM (Union syndicale des magistrats", à Nantes notamment. Mais aussi "à Nice, Paris, Lille, Colmar, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et
d'autres villes en fonction des disponibilités des collègues" nous explique Jean-Marc Bailleul; le secrétaire général du Snop. Le syndicat espère que la manifestation de demain "débouche sur une prise de conscience de la classe politique pour qu'elle ne fasse plus de la sécurité un enjeu électoral". Jean-Marc Bailleul poursuit sur Le Post : "On tient à montrer notre détermination à dénoncer les propos du président tenus avant même les résultats de l'enquête IGPN. Nous
demandons également, pour éviter que cela se reproduise, la mise en place au plus vite d'états généraux de la chaîne pénale."
Les magistrats peuvent aussi compter sur l'Unsa police, syndicat de gardiens de la paix et des CRS, qui a aussi appelé au rassemblement
jeudi, à Nantes, et a exprimé son "total soutien à l'ensemble des policiers et aux services de la magistrature qui effectuent un travail difficile, exigeant et parfois méconnu".
CONTRE
Dès vendredi, Unité SGP-FO, premier syndicat des gardiens de la paix, exprimait son mécontentement après les propos du président prononcés
"hâtivement" et dans "l'émoi événementiel." Mais, s'il soutient les magistrats concernant les manques de moyens, il ne participera pas au mouvement. Sur
Le Post, le secrétaire général d'Unité SGP-FO Nicolas Comte s'explique : "On attend de connaître les conclusions de
l'enquête IGPN. On comprend la réaction des magistrats, et il faut que la police et la justice aient davantage de moyens pour travailler. On aurait aimé, aussi, que le président attende d'avoir
les conclusions de l'enquête pour s'exprimer. Mais nous n'envisageons pas de manifester avec les magistrats."
Pas de policiers du syndicat Synergie-Officiers CFE/CGC, jeudi non plus, pour soutenir les magistrats. Son secrétaire général, Patrice Ribeiro, dit au Post pourquoi : "Nous ne nous associons pas à
la croisade des magistrats, ce n'est pas notre combat. Nous avons plusieurs fois croisé le fer avec les syndicats de magistrats : à Bobigny, Grenoble, Créteil,... Et le problème profond de
l'insécurité est l'absence de responsabilité pénale. En plus, quand ils remettent des voyous dehors, leurs syndicats les absolvent de toute responsabilité. Un magistrat ne se fait jamais
sanctionner. On ne va pas les soutenir..."
Une position commune avec le SICP, syndicat indépendant des commissaires de police, qui ne s'associe pas non plus au mouvement. S'il "prend
acte des propos présidentiels" tenus à Orléans, il fait savoir dans un communiqué qu'il "tient à marquer son opposition totale à cette démarche", rappelant au
passage qu'il dénonce depuis longtemps "les incohérences du fonctionnelement chaotique de la chaîne pénale."
Sans grande surprise, le syndicat Alliance police CFE/CGC ne soutient pas non plus les magistrats, comme l'explique au Post son secrétaire général Jean-Claude Delage : "Nous ne sommes pas dans
un schéma de soutien et de rapprochement avec les magistrats. Les choses ont pris un tour plus politique et ne nous semblent plus concerner l'unique dossier de Pornic. Nous ne voulons pas entrer
dans une polémique stérile et politicienne. Nous attendons les résultats de l'enquête IGPN. Pour l'instant, il semble qu'il n'y ait pas dysfonctionnement de la part de la police. Si c'est bien le
cas, nous attendons que, dans la mesure où ils ont été attaqués publiquement, le ministre de l'Intérieur, ensuite, le dise clairement."
Si la fronde des magistrats a débuté suite aux propos de Nicolas Sarkozy, elle n'a fait que se renforcer suite aux propos tenus peu après
par François Fillon, puis
le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale Christian Jacob.
Mardi, le mouvement a été rejoint par le plus grand tribunal de France, celui de Paris. Suivi des instances représentant les procureurs et
procureurs généraux, chefs de juridictions, avocats, personnels de justice et administration pénitentiaire.
Les déclarations de l'UNSA
7 février 2011 - En mettant en accusation publique les magistrats, les fonctionnaires de la Justice et de la Police nationale à propos de la tragique affaire de Pornic, le Président de la République a franchi un pas inacceptable. Du gardien du bon fonctionnement des institutions, on aurait été en droit d’attendre que, plutôt que d’instruire son procès à charge, il conforte l’Autorité judiciaire et son indépendance, conformément à l’article 64 de la Constitution. Pour l’UNSA, l’heure est au recueillement et à la compassion avec une famille plongée dans la douleur, et à la recherche du ou des coupables de ce crime. L’exploitation politicienne de cet évènement dramatique où une jeune fille a perdu la vie, est totalement déplacée.
La recherche parmi les personnels de boucs émissaires soi-disant fautifs vise à dissimuler les conséquences graves de la politique gouvernementale. Alors que les charges de travail deviennent chaque jour plus nombreuses, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, la RGPP privent l’Etat et ses fonctionnaires des moyens d’agir, singulièrement dans le domaine de la chaine pénale.
Pour l’UNSA, les principes démocratiques d’une Justice indépendante et impartiale et d’une police nationale républicaine protégeant les citoyens doivent impérativement être rétablis. Cela passe indéniablement par l’attribution des moyens nécessaires, sans lesquels les missions ne peuvent être pleinement accomplies.
L’UNSA, avec ses organisations de la Police et de la Justice, appelle au rassemblement national du Jeudi 10 février à Nantes, à 14 h 00 devant le Palais de Justice.
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8 février 2011 - Jean Grosset, Secrétaire Général adjoint, sera présent au rassemblement national qui aura lieu à Nantes le jeudi 10 février 2011 à 14h devant le Palais de justice.
Il sera accompagné du Secrétaire Général de l’UNSA Justice, Jean-François FORGET, du Secrétaire Général adjoint du SNOP-UNSA, Jean-Marc BAILLEUL, et du Secrétaire Général de l’UNSA Police, Philippe CAPON.
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Eric HEBRARD 06 81 68 09 18 |
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Ardennes 48 rue Victor Hugo 08000 CHARLEVILLE-MEZIERES |
Pascal LOUIS 06 10 10 59 49 |
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