Lundi 15 février 2010
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Communiqué de presse de l’UNSA Éducation
Soulagement
Enfin ! C’est avec soulagement que l’UNSA Education note la fin du débat sur "l’identité
nationale". L’UNSA Education avait demandé à ses responsables et à ses adhérents de ne pas participer à ce désastreux débat. Elle se félicite aujourd’hui de la conclusion en forme de retraite
d’un débat qui aura soulevé indignations et ressentiments. Les arrière-pensées électoralistes aux fins de diversion en période de crise, les tentatives de captation de l’héritage de
l’extrême-droite, la volonté affichée de dresser les uns contre les autres auront présidé au lancement de ce débat et l’auront accompagné au long des derniers mois.
Les propositions qui ressortent de la conclusion de ce débat s’apparentent à un catalogue pour
bien-pensants, à une addition de poncifs éculés. L’Ecole, comme il fallait s’y attendre, est encore une fois fortement mise à contribution. Le ouvernement oublie que les personnels n’ont pas attendu ses propositions pour faire vivre l’apprentissage de la citoyenneté et du civisme. Les propositions,
comme celle sur le "carnet du jeune citoyen" semblent en grand décalage avec la réalité.
Le chant de la Marseillaise, une fois l’an, relève d’une nostalgie inadaptée aux situations des
établissements scolaires.
Pour l’UNSA Education, les propositions du gouvernement n’apportent rien aux questions réelles
que se posent les citoyens sur le civisme, au moment où des patrons en donnent de curieux exemples ou sur les discriminations qui continuent de miner la société.
Communiqué de presse du SE-UNSA
Identité nationale : le drapeau flotte sur la marmite
Le premier ministre vient de clore le triste débat sur l’identité nationale par un séminaire.
Il était temps. Il annonce quelques mesures susceptibles, selon lui, de redorer le blason terni d’une mythique identité nationale.
Une fois encore c’est l’Education nationale qui est appelée à la rescousse. La panoplie du
parfait petit républicain est désormais complète. A la Marseillaise, déjà inscrite dans les programmes, viennent s’ajouter le drapeau tricolore et la déclaration universelle des droits de l’homme
et du citoyen. Ces trois symboles sont complétés par un « carnet du jeune citoyen » qui suivra à la trace le comportement civique de chaque élève, avec sans nul doute, quelques belles pages
héroïques à y écrire.
Pour le SE-UNSA, ce n’est pas en agitant quelques colifichets, fussent-ils des symboles de la
République, que l’on apportera des solutions de fond à la question du vivre ensemble dans notre société. Ce n’est pas en hissant les couleurs aux frontons des établissements que l’on supprimera,
comme par enchantement, les incivilités, la violence, où que l’on résoudra la question de la difficulté scolaire.
Ces piètres emplâtres gouvernementaux cachent mal la réalité de la dégradation de l’Ecole de la
République.
Dégradation dont on connait les causes : désectorisation, suppressions massives d’emplois,
formation professionnelle des futurs enseignants anéantie, école maternelle affaiblie, enseignement privé favorisé…
Pour
que notre Ecole soit véritablement celle de l’apprentissage citoyen et du vivre ensemble, la Nation doit la préserver et la promouvoir. Alors même que la crise frappe durement, son affaiblissement
organisé ne lui permet plus de prendre sa part dans la cohésion sociale.