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Luc BERILLE en
Visite dans la Marne le 13 Juin
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UNSA
Champagne-Ardenne |
Luc BERILLE en
Visite dans la Marne le 13 Juin
Jamais depuis 1929, nous n’avons connu une crise d’une telle ampleur : crise mondiale, crise financière, économique et sociale.
Avec cette crise, on assiste à un effondrement de la production, une envolée du chômage. Et cela devrait durer au moins jusqu’en 2011, si l’on en croit les prévisions économiques les plus récentes,
Pour ce qui est du chômage, la Champagne-Ardenne se place malheureusement au dessus de la moyenne nationale (+2,7%)
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (catégorie A) s’établit à 54 880 en Champagne-Ardenne fin Mars 2009.
Ce nombre augmente de + 2,9% par rapport à la fin Février 2009 (soit + 1 534).
Sur un an, il est en hausse de + 23,9%.
En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits (catégorie A) augmente de + 2,7% par rapport à la fin Février 2009 (+ 22,1% sur un an).
C'est le département de la Haute-Marne qui connaît la plus forte augmentation, (+ 3,8%) mais tous les départements de la région enregistrent ce mois-ci des chiffres à la
hausse.
En Champagne-Ardenne, le nombre de demandeurs d'emploi (catégorie A) augmente au mois de Mars 2009 de +
3,8% pour les hommes (+ 36,1% sur un an) et de + 1,8% pour les femmes (+ 12,4% sur un an).
Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans est en hausse de + 3,5% en Mars en Champagne-Ardenne (+ 35,8% sur an). Le nombre de ceux âgés de 25 à 49 ans s'élève de + 2,9%
(+ 23,1% sur un an) et le nombre de ceux de 50 ans et plus augmente de + 1,9% (+ 13,4% sur un an).
Avec une telle crise beaucoup perdent leurs repères.
Les principes les plus libéraux vacillent, notamment la croyance en un marché tout puissant, infaillible, capable de tout régler.
Dans une économie mondialisée et globalisée, il fallait, nous disait-on, en finir avec les vieux schémas interventionnistes, trop marqués par un modèle social de type social démocrate.
Il fallait privatiser, déréguler, libéraliser et flexibiliser à outrance le marché du travail.
A l’UNSA, nous avons toujours combattu ce schéma.
Nous avons toujours alerté sur les risques d’une telle politique… aujourd’hui, les faits nous donnent raison.
Nous voulons une politique autour de l’emploi stable, avec un bon système de protection sociale et des services publics.
C’est ce message clair que doivent entendre le Medef et le gouvernement.
Nous exigeons un changement de cap sur les emplois publics et la réforme de l’État.
Pour faire face à la crise, on ne peut continuer à supprimer des postes de fonctionnaires et à affaiblir ainsi les services publics, l’école, l’université, l’hôpital… sont au cœur de nos mobilisations.
La confirmation de la suppression de 32 000 à 35 000 postes de fonctionnaires dans le budget 2010 est inacceptable.
Nous exigeons un changement de cap aussi sur la vision du marché du travail.
Qui peut comprendre devant l’envolée du chômage, le massacre des postes d’intérimaires et l’avalanche des plans sociaux que l’on privilégie encore les heures supplémentaires au détriment de la création d’emplois ? Que l’on donne plus de travail à ceux qui en ont déjà au détriment de ceux qui en cherchent ?
Nous exigeons un changement de cap chez ces quelques grands patrons qui continuent à se verser bonus et parachutes dorés équivalant à plusieurs centaines d’années de SMIC. Ceci est encore plus insupportable avec la crise qui paupérise des milliers de salariés et leur famille.
Le rôle des organisations syndicales durant cette période est majeur.
A l’UNSA, nous devons être fiers de la façon dont nous exerçons nos responsabilités là où nous sommes et malgré toutes les difficultés qui nous attendent ; notamment à la rentrée, nous devons poursuivre dans cette voie.
Nous n’avons de leçons à recevoir de personne ni des experts dits sociaux, ni des « syndicologues », ni de certains politiques.
Notre rôle d’organisation syndicale n’est ni de conforter les pouvoirs en place, ni de favoriser l’alternance politique, ni d’aider à la refondation de l’extrême-gauche.
Et pas plus qu’il n’y a d’avant-garde éclairée ; il n’y a pas non plus de leader politique en capacité de préempter l’action syndicale et sociale et d’apparaître comme le porte-parole naturel des demandes des salariés.
Ce rôle-là, tout ce rôle, dans ses aspects à la fois de protestation et de négociation, c’est à nous syndicalistes en général et à l’UNSA en particulier de le tenir. En cela, nous sommes fidèles à ce que nous avons toujours dit : démocratie sociale et démocratie politique ne se confondent pas ; elles se compètent.
A chacun son rôle ; c’est à cette condition, que notre démocratie sera vraiment vivante.
Pour l’UNSA, la réponse syndicale doit donc être globale sur le fond et unitaire dans la forme.
Notre réponse sur le plan social, c’est la plate-forme revendicative élaborée le 5 janvier confirmée par la déclaration unitaire du 25 mai et qui est le ciment de notre action.
Faire jouer les solidarités avec celles et ceux, salariés, chômeurs, retraités qui sont les victimes de cette crise, voilà ce que nous défendons dans l’action aujourd’hui.
Voilà ce que nous
défendrons le samedi 13 juin lors des manifestations immenses que nous devons réussir et commencer à préparer dès aujourd’hui.
Eric HEBRARD
Secrétaire Régional
UNSA Champagne-Ardenne
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Région 15 bd de la Paix 51100 REIMS |
Eric HEBRARD 06 81 68 09 18 |
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Ardennes 48 rue Victor Hugo 08000 CHARLEVILLE-MEZIERES |
Pascal LOUIS 06 10 10 59 49 |
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Marne 15 bd de la Paix 51100 REIMS |
Denis MENET 06 18 07 46 48 |
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Haute-Marne 10 rue Félix Bablon BP 566 52012 CHAUMONT |
Jean-Claude ANCELIN 06 63 75 52 69 |