Dimanche 26 avril 2009
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Combatifs dans l’unité : voilà les deux mots qui sont pour l’UNSA le sens de
notre engagement dans cette manifestation unitaire du 1er mai 2009.
Ce 1er mai 2009 s’inscrit dans un contexte
particulier.
Partout la crise sévit, porteuse de son lot de
drames humains pour des milliers de salarié(e)s et de familles entières qui voient brutalement le chômage et ses conséquences détruire leurs conditions de vie.
Tous les jours, ce sont des annonces de suppressions
d’emplois, de nouveaux chômeurs, des baisses de salaires, du chômage partiel.
La vague des plans sociaux enfle de jours en jours et chacun s’accorde pour dire que le pic de la crise n’est
pas atteint et que la dégradation sera encore plus grande à l’automne.
Face à cette situation, les organisations syndicales
ont pris leur responsabilité dans le cadre de l’intersyndicale nationale.
Nous sommes aujourd’hui à la 3ème mobilisation. Celles du 29 janvier et du 19 mars ont été un
franc succès parce que toutes les organisations syndicales étaient réunies sur une plate forme revendicative commune.
A l’UNSA, nous croyons à la force de cette unité et nous constatons que l’opinion publique plébiscite l’action syndicale qui est en phase avec les aspirations de nos
concitoyens.
Nous devons donc garder la main et
préserver l’unité d’action syndicale qui fait notre force.
Ce 1er mai dessine une étape nouvelle de la mobilisation. Ce que nous voulons, ce sont des réponses aux
revendications que nous portons.
Ce que nous voulons, c’est que le gouvernement et le patronat mettent en place les mesures et les outils
adéquats pour répondre à des exigences claires :
- Une meilleure indemnisation du chômage (tous les chômeurs doivent être indemnisés jusqu’à leur
reclassement)
- La fin des exonérations pour les heures supplémentaires (qui sont un frein à l’embauche)
- Le contrôle des aides publiques aux entreprises
- Une aide aux jeunes sans emploi
- Un soutien au pouvoir d’achat
- La fin des suppressions des emplois publics .
Il est clair que ce ne sont pas les propos indécents de la présidente du
MEDEF, Laurence Parisot, qui s’enferment dans des postures d’un autre âge que le gouvernement doit entendre mais bien ces propositions réalistes,
efficaces et utiles pour les salarié(e)s.
Pour l’UNSA ce 1er mai 2009 est historique parce que jamais depuis 1947,
l’ensemble des organisations syndicales françaises n’ont manifesté ensemble à cette occasion.
Faisons en sorte qu’il soit aussi historique
parce que porteur de solidarité, de justice sociale, de droit à vivre dignement.
Le 1er mai, tous les syndicats qui le pourront
manifesteront dans toute l’Europe et dans le monde entier. La crise est mondiale !
N’oublions pas qu’une partie des réponses aux
difficultés actuelles ne seront :
- que dans une coordination internationale des politiques
économiques et sociale (notamment européenne),
- que dans une régulation mondiale du capitalisme.